Statistiques:
– 12 montées et descentes (trajet aller-retour de 10.7 km et environ 600 m D+)
– 129 km 💥
– 7150 mètres de dénivelé positif 🔝
– Run time: 24h15
Le plan était d’atteindre le dénivelé positif qui équivaut à l’altitude du mont Everest de 8850 mètres🏔️. Ça correspond à 15 montées et descentes par le sentier du mont Mégantic. La température s’annonce meilleure qu’il y a 2 semaines au mont Chauve dans un défi semblable. Il va faire froid lors des 2 premiers trajets mais après, le mercure va grimper vers les -6°C.
J’ai eu un peu plus de temps pour préparer mon weekend en décidant de le faire en milieu de semaine. Ça m’a permis de bonifier mon ravitaillement avec un repas qui s’est montré efficace dans bien d’autres ultramarathons: la poutine🍟😋.
Dodo tôt.
Une bonne nuit de sommeil💤.
Trajet Sherbrooke – accueil du mont Mégantic dans la nuit.
Départ le 17 janvier à 5h50 du matin 🥳.
L’énergie est bonne. L’ascension est rapide ainsi que la descente. Trop rapide peut-être 🤔?
Marilyn, une amie coureuse, une guerrière, vient m’encourager dans mon défi. Elle fera tout près de 40 km 💪. Une compagnie précieuse dans cette épreuve d’envergure .
Je croise…et recroise de nombreux randonneurs . Leurs regards en dit long. Certains m’interpellent pour en savoir un peu plus sur mes allers-retours. Je ne reçois que des encouragements et des sourires.
– « Let’s go !!! »
– « Pour le mont Everest !!! »
– « C’est inspirant !!! »
Bizarrement, personne ne me demande pourquoi je fais ce défi. Ça tombe bien parce que je n’ai pas de réelle réponse. J’exploite mon talent en réalisant des ultramarathons. Là, je veux un peu voire comment mon corps va réagir après avoir complété mon défi au mont Chauve il y a seulement 2 semaines. Dix-huit montées et descentes, 162 km, 9000 mètres de D+ en 34.5 heures. J’ai aussi un projet en tête que je veux actualiser en 2026 : la Direttissima des White Mountains 🙃. La route la plus directe pour relier les 48 sommets de plus de 4000 pieds d’altitude. Un périple de 350 km et plus de 20 000 mètres de D+ 😈. Ce genre d’odyssée, ça se prépare.
Depuis mes débuts à la course en 1999, chacun de mes défis est le passage vers un autre défi. Toujours à regarder devant et trouver le courage d’avancer. Et plus de 130 000 km plus tard 😎, j’ai toujours ce désir de me dépasser…et de connaître des difficultés. La course, c’est mon laboratoire pour bâtir ma résilience.
Je vais réaliser plus tard, que ces visages que je voyais et revoyais étaient réconfortant pour réaliser mon exploit. Euphorisant même 😄. Me transportant sur cette montagne avec des allers-retours toujours rapides. Ma 6e descente se fera avec Dany, un autre guerrier qui partage sa passion de la course avec des personnes à mobilité réduite🙏. C’est dans mes défis de courses partagées que je l’ai rencontré. Sa présence est bienvenue🙌. On descend le sentier en gambadant et en jasant. J’oublie que je peux avoir mal. Il me laisse poursuivre ma quête lorsqu’on arrive au début du sentier. Je dois me restaurer avant.


Cette fin de journée amène une légère chute du mercure. Assez pour que je sois transi de froid 🥶. Je dois changer de vêtements. Cette pause produit une cassure dans mon rythme. La noirceur s’installe. Au début de la soirée, j’ai l’objectif de rester sur la montagne pour m’assurer qu’un père et ses deux enfants terminent leur randonnée sans pépin. Ils couronneront leur périple à la frontale dans leur grande aventure de 10 km.
Et puis, je suis maintenant seul sur la montagne. Les sensations changent. Certaines douleurs prennent plus de place. Il y a des nausées ici et là. Et chaque retour à l’auto, mon lieu de ravitaillement, est plus long. Et chaque départ est plus ardu. La fatigue s’installe 😴. J’ai atteint une certaine limite où je préfère arrêter que poursuivre encore 8 heures. Il est alors 6 heures du matin.
Et puis, je suis encore un peu rationnel 🤪.
Une tentative d’Everesting échouée, oui, mais 24h en mouvement sur cette montagne, c’est une très belle réalisation 🎉.
Une de mes devises à la course est de profiter des sentiers sans me mettre sur le carreau de nombreuses semaines. J’aime bouger. J’aime courir. Le mouvement influence mes pensées. Et dès le lendemain, je faisais un peu d’elliptique pour délier mes jambes tout en réfléchissant à de prochains défis.
J’explore là où la course me mène. Les événements du passé déterminent ceux à venir. Comme une réaction en chaîne. Une chaîne d’événements. Comme si au bout du chemin, un autre chemin apparaissait. Comme une suite de points qu’il faut relier sans trajectoire définie. Chaque moment se construit sur le précédent et personne ne peut prédire ce qui suivra. Je reste ouvert aux opportunités. On verra où ça me mènera en 2026. Il y aura peut-être quelques (longs) détours ici et là.
Trace Strava: https://www.strava.com/activities/17096463595

