Saison en crescendo – vers le Spartathlon

Je connais la finale de ma saison. Ce sera grandiose. Athènes fera renaître les coureurs-messagers de la Grèce antique à la fin septembre comme à chacune des 35 dernières années. Je serai peut-être le premier Québécois à demander audience auprès du roi Léonidas 1er de Sparte au terme d’un trajet de 246 km lors du Spartathlon.Pour m’y rendre, je dois y aller de façon progressive. Être stratégique, méthodique, sans fausse note. Un peu à l’image de ma carrière de coureur jusqu’à maintenant. Plus de 18 ans à courir. Sans brusquer les étapes. Chaque course, chaque défi étant le passage vers une autre course ou un autre défi. Toujours plus loin, plus haut, plus longtemps et parfois, plus fou. Je pratique et je répète pour que la mélodie orchestrée par mes jambes et mon corps soit plus fluide. Mon corps s’adapte. Ma tête aussi. Je dois être prêt pour cette finale.

 

Après quelques entraînements clés sur route de 50, 60, 75 kilomètres cet hiver, me voilà déjà avec 4 courses-jalons complétées cette saison :


Runamuck 50k

50 kilomètres dans les rues enneigées et glacées du Vermont au début avril. Quelques notes glissées mais j’y retrouve une vitesse d’exécution bon pour une 3e position en 3h50.


Marathon de Boston

42.2 kilomètres sous une pluie diluvienne, des vents forts et un froid glacial. Une 12e expérience à Boston. Un dénivelé et des repères bien ancrés. On revient à la base. On ralentit le rythme et on se concentre sur les sensations intérieures. Je ne veux pas faire de faux pas. Et j’y arrive après 2h57.


Peak Blood Root Ultra

80 kilomètres au début mai. Une première course en sentiers après tout le bitume parcouru. Les réflexes ne sont pas aussi aiguisés. Le parcours surprend par des sections bushwhacking. Je m’ajuste. Je m’accorde avec la gamme de difficultés qui se présentent. Je complète ce 80km bon 1er en 9h01 de course.


Mount Royal Summit Quest (MRSQ)

100 kilomètres sur route le 24 juin dernier. J’y détermine ma cadence et je la respecte même si d’autres accélèrent le tempo. Une belle course complétée en 8h27 pour terminer en 2e position. Celle-là, je vous la décris dans un autre blogue.


Et parfois, il faut improviser. Trouver d’autres sources de motivation qui surpassent toutes les difficultés qui peuvent survenir. C’est en poussant des personnes à mobilité réduite dans une chaise Kartus que j’y parviens. Des performances exceptionnelles dignes des Records Guinness.  Ce sont mes courses en duo que j’aborderai dans un autre blogue également.

Demi-marathon de Lévis en 1h30 avec Marie-Michelle

Demi-marathon de Sherbrooke en 1h35 avec Samuel

 

 

 

 

 

 


Je dois enrichir mon baluchon déjà bien rempli. Je n’ai jamais couru plus de 170 km. C’était en montagne, à l’UTMB. 246 km, ce sera long. Pour être prêt mentalement à cette distance, le 28 juillet prochain, je vais participer à une course de 24h. Courir pendant 24 heures sur un trajet de 1.8 km au Sri Chinmoy Ultras Ottawa pour atteindre la marque de 210-220 km. J’aurai vraiment besoin de bonnes chansons pour m’accompagner dans cette course. Avez-vous des suggestions?

Il y aura aussi d’autres courses inspirantes en duo à venir. Le Marathon de Magog le 22 juillet et le Marathon de Montréal le 23 septembre. À la conquête du Record Guinness pour le marathon le plus rapide en poussant un adulte dans une chaise actuellement établi à 3h35.

Une saison en crescendo vers le Spartathlon… Vraiment?! Pour moi, une course n’est pas une finalité. Telle une éternelle symphonie, je vais poursuivre en octobre avec le Bromont Ultra (solo), le Marathon de Québec (duo). Et en novembre, je retourne à ma source de la course en sentiers: Stone Cat Trail Races 50 miles (solo). Et bien d’autres défis vont se pointer sur mon chemin par la suite.

Je poursuis ma composition, j’écris mon histoire.

Sébastien

www.sebastienroulier.com

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